La self-défense, ce n'est pas un art martial (il ne s'agit pas de transmettre une tradition ou d'apprendre à tuer ses adversaires) et ce n'est pas non plus un sport de combat (il n'y a pas de compétition et pas vraiment de réglementation). Néanmoins, la self-défense s'appuie sur ces pratiques pour donner des moyens d'agir physiquement contre d'éventuels agresseurs. On trouve donc de la self-défense issue du karate, du wing chun, du krav maga ou du kali escrima...
Et pourtant, malgré ce que l'on pourrait penser, l'essentiel n'est pas là. La self-défense est surtout un arsenal de protection pour ne pas en arriver aux mains, même si parfois, il n'y a pas le choix...
« N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte."
Ce qui est dit dans cet article, c'est que la légitime défense ne s'applique que dans des cas très précis:
Le danger est imminent : L'acte de défense se fait au moment de l'agression. Poursuivre un agresseur est donc hors propos.
L'agression est injustifiée : Si vous provoquez une personne, il sera difficile de parler de légitime défense.
Le danger est réel : Une mamie qui vous tape avec son sac à main n'est pas une véritable menace.
Nécessaire : Vous n'avez pas d'autre moyen pour vous soustraire au danger.
Réponse proportionné : Si vous prenez une gifle, vous ne pouvez pas lui briser une épaule et l'envoyer à l'hôpital.
Lorsqu'un agresseur s'intéresse à vous, il installe une balance dans sa tête avec d'un côté, ce qu'il peut y gagner et de l'autre ce que cela va lui coûter.
L'enjeu est de réussir à faire pencher la balance du bon côté, pour cela deux optiques sont possibles:
Retirer ce qu'il a à gagner.
Augmenter ce que cela va lui coûter.
Retirer ce qu'il a à gagner
Le plus simple, donner ce qu'il demande, cela peut sembler lâche, mais parfois, se protéger vaut le coup de sacrifier des biens matériels, mais ce n'est pas toujours possible ou acceptable.
Mettre hors d'atteinte ce qu'il cherche. Trouver des renforts ou un lieu où il ne plus agir librement. La solitude est souvent une opportunité, retirez là et vous ne devenez plus une proie facile.
Désamorcez l'agressivité, ceux qui cherchent le conflit attendent une provocation pour justifier leur geste, la négociation peut permettre de changer la perception que l'agresseur a de vous et de lui retirer l'opportunité d'un adversaire.
Réaction joker: faites le taré. Un agresseur cherche une victime qui réponde à l'image qu'il s'en fait. Si vous commencer à faire la poule ou simuler une crise de tétanie, il y a de fortes chances que votre agresseur préfère prendre ses distances…
Augmenter ce que cela va lui coûter
Montrer que vous êtes calme et que vous allez gérer la situation. Un agresseur espère avoir le contrôle de la situation, retirez lui cette idée de la tête.
Montrer lui que vous êtes en capacité de répliquer si besoin (regard, voix posée et forte, attitude physique). Un agresseur cherche une proie facile, vous n'êtes pas de cette catégorie!
Demander de l'aide. Et oui, vous n'êtes pas seul.e, ce ne sera pas si facile...
Bien entendu, chaque situation a ses opportunités et ses limitations, ce ne sont que quelques exemples pour comprendre le principe.
En Self Défense, on établit une priorité d'action pour s'en sortir au mieux.
Mieux vaut éviter que fuir
Mieux vaut fuir que négocier
Mieux vaut négocier que combattre
Mieux vaut combattre que mourir
Éviter
Vous sentez que ça sent le roussi? Changez de plan, choisissez un autre chemin, faites un détour, revenez sur vos pas. Vous vous sentez suivi? Traversez une première fois, si la personne vous emboite le pas, revenez de l'autre côté, s'il est toujours sur votre piste, trouvez une autre solution, c'est très louche.
Fuir
Il s'agit de rejoindre un espace sécurisé au plus vite. Un magasin, une rue avec du public, une zone protégée ou sous caméra, ce qui peut aider pour la négociation à venir.
Si vous ne pouvez pas fuir, soit parce que vous êtes incapable de courir suffisamment longtemps (vous ne voulez pas être épuisé si vous devez finalement combattre malgré tout), soit parce que vous n'êtes pas seul.e, par exemple avec un enfant ou une personne âgée, dans ce cas, prenez en compte ce qui vous entoure pour les éventualités à venir.
Négocier
Selon les situations et les attentes, il est souvent possible de négocier. Dans cette phase, vous devez être solide dans votre expression. Montrez que vous n'êtes pas une cible, tout en gardant une distance neutre. Vous devez montrer que vous contrôlez la situation, que vous n'avez pas peur et que quoi qu'il arrive, vous ne vous laisserez pas faire. Si vous le sentez, vous pouvez tenter la ruse, ou l'absurde pour faire fuir.
Vous devez dans tous les cas, commencer à envisager une dégradation de la situation. Identifier les zones de repli, les dangers, les aides potentielles.
Combattre
S'il n'y a plus de doutes et que vous devez combattre, ne le faites pas à moitié. Vous ne savez pas ce qu'il peut se passer.
Est-ce qu'une arme va être sortie, est-ce que des renforts vont arriver ou au contraire des agresseurs en plus...
N'oubliez pas que votre objectif est de vous sortir de cette situation, ne ratez pas une opportunité de Fuir ou Négocier si c'est possible.
Le cerveau est votre centre de commande, c'est pourquoi on protégera en priorité sa tête en cas d'agression, mais voyons un peu plus en détail son fonctionnement dans le cadre d'une agression.
La peur est un réflexe de survie. Une alerte et une mise en condition du corps pour se sortir d'une situation de danger. La peur est normale et naturelle.
De façon assez caricaturale, on divise le cerveau en trois niveaux. Le cerveau reptilien qui régie les reflexes ancestraux, le cerveau limbique qui rassemble les reflexes acquis et le cortex qui est notre centre de réflexion.
Lorsque vous passer en mode danger, le cerveau reptilien vous impose l'un de ces trois comportements de défense:
Rester figé
Vous n'arrivez pas à prendre de décision, ni à agir.
Fuir
Vous allez tout faire pour fuir ce qui vous effraie, vous en éloigner le plus possible.
Agresser
Vous allez attaquer ce qui vous semble dangereux.
Vous n'aurez pas le choix, c'est un comportement qui est lié à votre cerveau primaire. Pour sortir de ce comportement, vous aurez besoin de temps ou de déclencheur.
Votre cerveau limbique contrôle vos programmations, vos reflexes. Ce que vous avez répétés sans fin. Si un déclencheur s'active, votre cerveau est sur les rails et peut enclencher votre séquence mémorisée.
Enfin, votre matière grise va pouvoir entrer en action si elle en a le temps et que votre niveau de stress n'est pas trop haut. On peut savoir si nos choix sont réfléchis à partir du moment où l'on est capable de construire une phrase, et c'est également vrai pour l'agresseur. Donc communiquer permet, d'une certaine façon, de mesurer le niveau de raisonnement dans l'échange.
Ce qu'il faut garder à l'esprit, c'est que la réflexion est trop lente pour gérer une situation de réactivité. Il faut donc éduquer ses reflexes pour qu'ils puissent prendre le relais au moment adéquat.
L'expression "Tourner 7 fois sa langue dans sa bouche" parle de cela : Laisser le temps à la matière grise de s'activer pour choisir une réponse réfléchie plutôt qu'un réflexe parfois mal avisé...
Avec le stress, nos capacités à combattre se modifient. Voici selon les bpm (battements du cœur par minute) les altérations habituelles.
70 bpm
La motricité fine est affaiblie et difficile à réaliser: Écrire, effectuer un point de pression, réaliser une clef articulaire précise.
115 bpm
La motricité fine est impossible. Les mouvements simples (motricité lourde) sont plus faciles à effectuer: Coups de poings, de pieds, de tête.
145 bpm
La motricité complexe devient difficile: Combinaison de trois mouvements différents comme une prise de judo par exemple. La motricité lourde se modifie, les gestes deviennent plus difficile à coordonner, les mouvements sont exagérés et ont tendance à se répéter. Par exemple, l’effet piston sur un coup de poing. La perception auditive est étouffée et champs visuel se rétrécit. Il est également possible d’avoir la sensation d’un ralentissement du temps. La sensation de douleur peut également se déconnecter temporairement. L’individu adopte des comportements intégrés, il va reproduire ce qu’il a l’habitude de faire sans s’en rendre compte et sans le contrôler.
175 bpm
La motricité complexe devient impossible.
Différentes techniques existent pour réduire son stress.
La place des femmes dans notre société est en pleine évolution. Elle se battent pour une égalité des sexes, mais les habitudes et les coutumes établies depuis bien longtemps sont encore bien ancrées. Dans une société au format patriarcal, on retrouve encore beaucoup trop de discrimination de genre. Ce que c'est? Par exemple, c'est dire qu'une femme est moins forte qu'un homme, qu'elle est plus douée pour faire la cuisine que la mécanique ou qu'elle ne comprend rien aux ordinateurs etc...
La discrimination se met en place 3 temps
Le stéréotype de genre : On enferme la femme dans un modèle: Douce, soignée, bien habillée etc... Ce qui est attendu d'elle.
Le préjugé : Celle qui sort du cadre reçoit des intentions néfastes: "Elle met une jupe pour séduire les mecs."
La discrimination en soi : Les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde.
Vous pouvez être confronté à du harcèlement dans les espaces publics et malheureusement, vous trouverez rarement un soutien volontaire dans l'environnement.
Tout d'abord, ne ressemblez pas à une victime. Soyez assurées, fortes et moteurs de vos choix. Les agresseurs cherchent des proies faciles, ne soyez pas celle-ci.
Dans ce cas, quoi faire?
Exprimer la demande
Repousser les demandes avec fermeté, sans sourire et le regard vaillant. Voir communiquer en CNV.
Faire le GIF
"Laissez-moi tranquille !"
Choisissez une réponse et répétez là sans jamais vous lasser, quelque soit son argumentation, ses propositions ou ses insultes...
Le paradoxe
Si vous vous sentez de le faire, ne vous privez pas de ce petit plaisir. Faites la taré... Attrapez un crotte de nez tout au fond de votre narine avec vos meilleures grimaces et mangez-la en le regardant. Choisissez votre animal favori et imitez-le. J'ai même vu une vidéo d'une femme qui avait un bonnet de bain rouge et qui l'enfilait avant de poursuivre son assaillant en faisant la poule... (Sarah la curieuse)
Tout d'abord, l'exhibition est une agression sexuelle, il n'y a pas de subtilité.
Dans ce cas, quoi faire?
Ignorer et partir
C'est le plus simple et le plus facile. Probablement également le plus frustrant pour l'agresseur.
Demander d'arrêter
"Monsieur, rentrez votre sexe dans votre pantalon ! Ceci est de l’exhibitionnisme!"
Voix forte pour que tout le monde entende, une jolie dénonciation publique qui devrait calmer ses ardeurs.
Retourner la situation
"Eh ben, le petit oiseau est déjà sorti on dirait, pas trop peur de le perdre?"
Là aussi, il s'agit de dénoncer son acte, mais en lui montrant que vous n'avez pas été décontenancé (ce qui est souvent recherché par l'agresseur).
Vous pouvez aussi le prendre en photo pour aller porter plainte ensuite, il risque 1 an de prison et 15000€ d'amende (2024).
Lorsque vous êtes témoin d'un harcèlement de rue, nous avons tendance à laisser faire tout simplement parce que l'on craint des représailles ou d'avoir mal interpréter ce qu'il se passe.
Se tromper sur ce qu'il se passe n'est pas grave, au pire, la personne vous dira que tout va bien et c'est ok. Si on passe en représailles physiques, vous serez deux et on change de mode de confrontation, néanmoins, vous aurez sauvé la victime et vous serez deux.
Dans ce cas, quoi faire?
Comprendre la situation
Avant tout, il faut observer et comprendre ce qu'il se passe. Vérifier si vous êtes en sécurité si quelque chose dérape: Y a t'il d'autres témoins? Le harceleur est-il seul?
Prendre contact
Tout d'abord essayez d'avoir un contact visuel avec la victime, si elle est en détresse, elle va comprendre qu'elle n'est plus seule et sera plus apte à s'adapter à la solution que tu va tenter.
Intervenir
Ok, vous avez identifié que la victime en est bien une et qu'elle a besoin de votre aide, il est temps d'y aller. Plusieurs scénarios s'offrent à vous selon votre personnalité.
Y aller direct
"Tout va bien? Il y a un problème?"
Vous vous adressez directement à la victime pour confirmer la situation et si c'est le cas, communication non violente mais ferme pour éjecter le harceleur.
Votre amie perdue
"Tu es là? Je t'attendais à l'autre entrée... On y va?"
Vous récupérez la victime et partez ensemble vers n'importe où ailleurs qu'avec l'agresseur... Si le contact visuel a été établi, la victime devrait rapidement comprendre le stratagème.
La diversion
"Bonjour, je cherche l'entrée sud du parc, j'y ai garé la voiture et je ne la retrouve plus..."
Cette fois, c'est bien à l'agresseur qu'on s'adresse. On détourne sons attention et on essaie de s'interposer physiquement entre la victime et lui, ensuite il s'agit de faire durer les explications le plus longtemps possible pour laisser le temps à la victime de s'éclipser si elle le souhaite.
Les renforts
"Bonjour, il y a une fille qui se fait harceler là-bas. Venez, on va la sortir de là!"
Si vous trouvez des personnes à proximité, n'hésitez pas à faire appel à elles pour vous aider à résoudre la situation. Ne demandez pas, sinon elles vont vouloir être sûre et perdre un temps précieux, soyez directive!
Dans tous les cas, une fois le calme retrouvé, assurez vous que la personne va bien. Peut-être a t'elle des choses à vous dire, à délester de cette expérience.
Malheureusement, 9 agressions sexuelles sur 10 ne sont pas faites par des inconnus. Quelqu'un de la famille, un pote, un collègue ou même son amoureux...
Personne n'est en droit de forcer un acte sexuel, même si notre société patriarcale nous éduque à cela et place la femme en position d'objet, il faut utiliser sa tête et remettre les choses à leur place.
Céder, ce n'est pas consentir.
Il faut donc communiquer clairement, dire non et si ce n'est pas suffisant rappeler ce qu'est le consentement.
Une relation sexuelle devient une agression dès lors que l'un des partenaire n'est pas dans un grand OUI enjoué. S'il y a négociation, des hésitations, des silences, de la gène, c'est un NON.
Et juste pour le préciser au cas où : Une personne qui a trop bu ou qui a consommé de la drogue n'est pas consentante, un point c'est tout.
On peut également changer d'avis, vouloir et réaliser qu'en fait... NON. S'il y a du respect, le partenaire comprendra.
Au cas où, utilisez la CNV, appelez la personne par son nom, veillez sur vos ami.e.s et de façon générale sur les autres. N'oubliez pas être témoin, c'est cautionner!
Avec les réseaux sociaux, le harcèlement s'est numérisé, le problème supplémentaire que cela amène, c'est que celui-ci vous suit jusqu'à chez vous et se répand comme une traînée de poudre.
La première chose à savoir, c'est que le cyberharcèlement est tout aussi condamnable que le harcèlement, que les peines vont jusqu'à 3 ans de prison et des amendes de 45000€ et qu'elles sont applicables dès l'âge de 13 ans (2024).
Insultes en lignes, diffusions d'images sans consentements d'images volées ou à caractère sexuel, harcèlement par messages... Tout ça est soumis à la même réglementation.
Et n'oubliez pas, être témoin est déjà un acte qui renforce le harcèlement, donc on ne partage pas et on fait tout pour éteindre la propagation.
Dans ce cas, quoi faire?
Retourner la menace
Répondez simplement en informant que les infos vont être transmises aux services de police pour enquête sur le cyberharcèlement...
Prendre le contre-pied
Plus difficile à assumer mais l'humour peut déstabiliser et ôter le plaisir de blesser à l’agresseur:
"Afin de répondre aux demandes sans fins de mes fans, veuillez vous adresser à mon standard ou vert de 9h à 17h du lundi au vendredi"
Utiliser les admins comme alliés
Si les échanges ont lieu sur un réseau social, il est possible de contacter les admins qui sont habitués à gérer ce genre de comportement (heureusement et malheureusement...).
En cas de harcèlement, la première chose à faire est d'exprimer clairement la situation afin que l’agresseur réalise bien ce qui est en train de se passer, ce qu'il génère et d'informer d'éventuels témoins de la situation.
On utilisera la technique de CNV (Communication Non Violente) en regardant la personne en face et sans y mettre d'expression afin d'éviter toute fausse interprétation. Utilisez une voix forte, affirmée et posée.
Elle se déroule en trois étapes:
Décrire froidement les faits
"Vous vous collez à moi alors qu'il y a de la place ailleurs"
Restez factuel, sur des éléments qui ne peuvent pas être mal interprétés.
Exprimer les émotions/sensations ressenties
"Je me sens oppressée et mal à l'aise"
Il doit comprendre ce que vous ressentez pour pouvoir mesurer l'impact de ses actes.
Faire la demande d'arrêt
"Éloignez-vous de moi !"
Pas de conditionnel, c'est un ordre immédiat.
On a tous entendu parler d'agression devant témoins et personne pour intervenir. Ceci est lié au principe de responsabilité partagée. Le principe est simple: "Quelqu'un doit intervenir, mais pourquoi moi plutôt qu'un autre, puisque je suis minoritaire ?". On doit à ce phénomène, entre autres, l'inaction écologique, mais c'est un autre sujet...
Lorsque vous avez besoin d'aide, soit vous avez la chance d'avoir dans l'environnement quelqu'un qui est impliqué dans le fait d'aider les autres (pompier, infirmier, policier...) ou qui se sent personnellement concerné (qui s'est déjà faite agressé.e, qui est dans un environnement féministe engagé ou qui est à l'aise avec la self-défense...) soit... vous devez désigner un des témoins de façon claire. Ainsi, il se sentira obligé d'intervenir et il percera cette bulle de responsabilité partagé, permettant aux autres de l'aider à leur tour.
Les agresseurs aiment les personnes seules, c'est plus simple et plus facile donc évitez la solitude et si vous n'avez pas le choix et que vous vous sentez suivie, vous pouvez simuler des amis.
Vous pouvez par exemple prendre votre téléphone et simuler une discussion avec quelqu'un qui doit vous rejoindre et qui est à proximité. Arrêtez-vous, regardez autour de vous comme si vous le cherchiez. Si la personne vous suit, elle va devoir vous doubler (bien) ou s'arrêter (pas bien), si par malchance elle vous aborde pour vous aider, vous n'avez pas besoin d'elle et retourner en sens inverse.
Vous pouvez aussi, si vous trouvez une personne à proximité, aller la retrouver et simuler la retrouvaille d'une copine avec un clin d’œil et en indiquant d'un signe discret la personne qui vous suit. En général, la personne vous aidera et jouera le jeu.
Plus complexe, vous êtes seule dans la rue. Pas de témoins et vous sentez que ça risque de mal tourner. Sonner aux sonnettes peut-être une solution, crier "au feu" aussi ("au secours" ne marche pas trop, les gens ne se sentent pas toujours concernées...).
Ces deux alertes ne vont pas nécessairement faire intervenir de l'aide, mais peut-être quelqu'un derrière sa fenêtre appellera la police ou criera par la fenêtre, ce qui pet être suffisant pour faire fuir un agresseur. Et au pire, car il faut malheureusement l'envisager, si vous vous faites agressé.e, des secours pourront arriver pour l'après...
Basta! Guide d'autodéfense féministe pour ados (et pas que...) de Maria KRONSKY et Marion LE MUZIC
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