Prendre une photo, c'est enregistrer de la lumière sur un capteur. Il y a trois réglages de bases à maîtriser pour prendre une photo. La sensibilité, la focale et le temps d'obturation.
La sensibilité
Calculée en ISO ou en gain, c'est la quantité de lumière qui va être captée en un temps donné. Plus la valeur est grande, moins vous aurez besoin d'éclairage. En général au delà de 1600, les images commencent à se détériorer fortement.
La focale
C'est la taille de l'ouverture où passera la lumière.
Elle définit la profondeur de champs. En moyen mnémotechnique, dites vous que plus la focale est petite, plus la zone de netteté est courte.
Le temps d'obturation
C'est la durée pendant laquelle votre obturateur va s'ouvrir.
Plus cette durée sera longue, plus les mouvements laisseront des trainées, mais les éléments qui ne bougent pas seront renforcés.
Vous devez placer les éléments notables de votre photo sur les lignes des tiers avec une attention particulière aux points d'intersections de ces lignes qui sont encore plus valorisés par l'œil de l'observateur.
Cette règle fonctionne en photo, cinéma, dessin peinture… Tout ce que l'œil regarde !
Selon la forme du cadre on peut générer du dynamisme ou de la stabilité.
Dans une forme carré, équilibrée, l'image est stable et posée. Dans une forme horizontale, on dynamise l'image en élargissant sur ce qui l'entoure ou ce qu ise trouve devant (voir l'air et la règle des tiers)
Cette fois, il s'agit de laisser de l'espace au sujet devant lui pour montrer où il va ou derrière lui pour montrer d'où il vient.
Laisser de l'air permet également de valoriser ce qui est montrer en le faisant ressortir.
Des lignes parallèles qui convergent ou des formes géométriques qui se dessinent génèrent des lignes de force. Des schémas que le cerveau traduit et interprète.
La ligne la plus évidente est celle de l'horizon, que l'on essaie en général de poser sur une ligne de tiers.
Des points de fuite permettent également de dynamiser l'image en concentrant l'attention vers un but.
Jouer avec les lignes de forces permet de générer du mouvement dans une image, d'instaurer un flux.
Selon l'angle vertical de prise de vue, vous envoyez une impression au spectateur.
Neutre
La caméra est au niveau du regard, la prise est objective et à égalité avec le sujet.
Contre-plongée
La caméra est sous le niveau du regard et regarde le sujet en montant. On met en avant la grandeur et la puissance du sujet. On le rend imposant.
Plongée
A l'inverse, prendre le sujet de haut rend ce dernier fragile et inférieur. On le rend dominé.
Une source lumineuse attire le regard et sert de point d'accroche pour le regard. Les ombres jouent souvent naturellement le rôle de lignes de force si la lumière est bien choisie.
Le contraste entre ombre et lumière est aussi un bon outil pour raconter ce qu'il se passe sur une image.
Les couleurs sont dites chaudes ou froides et s'opposent deux à deux, on parle de couleurs complémentaires.
Opposer deux éléments de couleurs opposées permet de construire des lignes de forces.
Marier deux couleurs complémentaires adoucit le sujet et génère une sensation de douceur et d'intimité.
Les couleurs portent avec elles une symbolique culturelle qui peut être utilisée pour suggérer un message.
noir
désespoir, mort, raffinement, modernité et élégance
gris
neutralité
blanc
pureté, innocence
rouge
excitation, passion, destruction
rose
féminité, enfance
violet
onirisme, spiritualité, mystérieux
bleu
froideur, discipline, espace
vert
espérance, apaisement
jaune
joie, honneur, loyauté, intelligence, jalousie, trahison, lacheté
orange
chaleur, énergie, exotisme
brun
foyer, réconfort, stabilité
Ce cadrage permet d'englober le décor pour poser un contexte, une ambiance où permettre de localiser ce qui va se passer par la suite (ou s'est passé juste avant). En général, on n'identifie pas précisément le sujet ou les personnages de l'histoire.
Cela peut être une ville, un paysage, souvent en plongée et suffisamment long pour permettre au spectateur de découvrir assez de détails.
Le plan d'ensemble permet de contextualiser ce qui se passe. On y trouve le sujet de ce que l'on raconte au milieu d'un décor qui définit l'atmosphère qui englobe l'action.
Cela peut être une rue, une chambre, un jardin, une maison avec dans ce décor, le sujet qui nous intéresse.
Le plan moyen (ou en pied) se focalise sur le sujet pour le faire ressortir dans son environnement. Il est visible en entier et se démarque de tout ce qui l'entoure.
Plan imaginé pour permettre de voir les cowboys avec leurs armes, ce plan coupe le sujet à mi-cuisse.
Il permet, tout en restant assez proche, de souligner le langage corporel des sujets et/ou leur panoplie.
Les plans rapprochés ont pour objectif de générer une forme d'intimité avec le sujet. L'attention sera porté sur le regard, les expressions, mais tout en gardant un lien avec l'environnement.
Le plan rapproché taille porte l'importance sur le haut du corps, les mouvements des bras, les expressions, ce qui est tenus dans les mains.
Le plan rapproché poitrine se concentre sur le visage et augmente l'approche psychologique.
Cette fois, on cadre sur le visage en effaçant le décor, pour se concentrer sur les regards et les expressions du visage. Ils sont souvent utilisés lors des dialogues.
Souvent assez courts, ces plans permettent de mettre en avant la surprise, la peur, la joie, la tristesse…
En se concentrant sur un détail, le très gros plan donne une indication très précise au spectateur, il peut être utilisé en introduction d'une scène pour générer une interrogation, il peut aussi apporter un indice ou identifier à travers des petits détails une identité comme le ferait le personnage principal.
Photographier un modèle n'est évident ni pour le/la photographe, ni pour le modèle. Voici quelques conseils pour réussir une séance photo de ce type. L'essentiel est que le modèle se sente en confiance pour être plus naturel et donc permettre des photos plus vivantes.
Choisissez le décor.
Le/la photographe être sûr.e de soi, ne pas avoir de doute afin de rassurer le modèle.
Discutez, échangez permet de tisser le lien de confiance, effectuez des pauses régulières pour laisser descendre la tension.
Prenez quelques clichés pour familiariser la situation et rassurer le modèle, même s'ils ne sont pas utilisés par la suite. Cela rassure et peut détendre.
Guidez le modèle d'une voix douce et apaisante pour bien lui faire comprendre que nous travaillons ensemble.
Le regard ne doit pas être ni incommodant, ni fuyant.
Il faut toujours respecter une distance d'intimité.
Pour avoir les photos naturelles, il faut sortir des formes imposées, expérimentez, testez.
Si le modèle est debout, avancer un pied (brise le parallélisme des jambes et dynamise la pose)
attention aux mains, où les positionner, decrisper les doigts
ne pas exercer de pression des mains sur le corps, le visage
en position dynamique, viser le "S" de la colonne vertébrale
faire des lignes de force avec les membres, des triangles...
ne pas fixer, l'objectif mais demander de regarder au dernier moment
éviter le dos rond
incliner le visage vers le bas renforce le regard (et cache le double menton)
Laisser le modèle en mouvement pour capter le bon moment
fin de séance agréable (ce sera le souvenir le plus pregnant dans sa mémoire)